[Wall]
myna : Pour dire que je suis la première à venir ici.
Monsieur-R- : Vous avez oublié de préciser la cuisson.
Lissadell : C'est un mensonge, j'étais là avant !
Monsieur-R- : Un peu de calme Mes Demoiselles. Chacune de vous, à l'heure convenue, passera à la casserole. [Alors, heureuses ?]
Rivv. : 175.000 cred le blog.
T'as intérêt à l'alimenter de trucs drôles.
Monsieur-R- : Vous voulez dire : d'individus pourvus d'un humour carnassier (ou pas carnassier d'ailleurs) ? C'est dans les papiers, oui.
Lissadell : Genre faut payer pour aller sur le blog. Rivv craque, non ?
Marie : Cher Cousin, nous attendons du nouveau.
J'espère surtout que tu vas bien, peut etre a Jeudi soir.
J't'embrasse
saint canni (bale) : je suis avocate, et je souhaite dévorer tous les avocats français, qui sont si impopulaires. C'est pourquoi, bien que la déontologie française me l'interdise, je voudrais vous proposer mes services pour vous aider à vous débarasser de vos ennemis (repas-banquets) plus faciement.
bien pantagrueliqueme t à vous,
CLS
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Aujourd'hui, poisson
--> Vengeance is nothing without a fish
Oh non, pas encore !
Petit, mes parents tenaient absolument à me faire manger du poisson tous les vendredis. Pour faire comme les voisins. Qui eux-même faisaient comme leurs voisins précédents. Qui eux-même tenaient ça de leurs parents. Qui eux-même l'ont enseigné à tous leurs proches. Qui eux-même casse les pieds de tout le monde et ainsi de suite sans jamais s'arrêter.
Petit, mes parents voulaient absolument que j'en mange.
Ils se sont d'abord dit que c'était à cause du vendredi. Parce que le vendredi, comme tout le monde ne sait pas, j'avais sport. De quinze heures à dix-sept heures. Vu mon physique en fil de fer, il tombait sous le sens que ces longs après-midis de pluie, de boue, de coups de sifflets et de camarades de classe nus sous la douche à se fouetter et se mordre je ne sais quoi je ne sais où je ne veux toujours pas le savoir, bref, ces vendredis après-midi là, je les détestais. Pour mes parents "il se dépense tellement le vendredi après-midi... Après tout, un steak de thon pour un si petit garçon, c'est peut-être un peu trop."
Ils se sont alors dit que le jeudi serait une meilleure idée. Parce que le jeudi, j'ai cours de musique, que la musique ça rend léger, ça vide la tête. Que, puisque le poisson rendait intelligent (ils en sont toujours persuadés), c'était le jour idéal pour réoccuper les cases de cerveau vidées par la musique. Quelle bande de cons.
Mercredi, je n'ai jamais su pourquoi, c'était mercredi.
Vers ma douzième année, ils ont fini par abandonner leur lubbie du jeudi. Pour la déplacer au mardi. "Maintenant que tu as école le mercredi matin, il te faut une alimentation saine et digeste le mardi soir, qui t'aide à t'endormir sans te faire faire de cauchemars, qui t'aide à mieux te souvenir de tes leçons de mathématiques (à cette époque là, j'avais un prof horrible), etc, etc."
Et puis un jour, je suis parti de la maison. Comme si j'avais fait exprès de sauter ma quatrième et ma seconde pour fuir le poisson du lundi (je suis certain qu'ils l'avaient planifié et que, une année ou une autre, ils auraient eu recours à cette solution intime).
Ça vous intéresse, hein, de savoir comment je suis passé entre les filets !
Ça vous plairez, petits voyous, de suivre mes pas.
Et bien, vous avez de la chance : comme je suis quelqu'un de fondamentalement gentil et honnête, nous allons conclure un pacte. Prêtez-moi votre main, et je vous expliquerai.
[Papa, Maman, je vous aimais bien. Mais comprenez que c'est de votre faute, qu'il fallait que j'arrête ce carnage. J'espère que vous n'êtes pas trop serrés dans vos boîtes de fer blanc. Je vous dépoussièrerai dès que je retrouverai les clés...]