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Le Syndicat des Cannibales


[Wall]
myna : Pour dire que je suis la première à venir ici.
Monsieur-R- : Vous avez oublié de préciser la cuisson.
Lissadell : C'est un mensonge, j'étais là avant !
Monsieur-R- : Un peu de calme Mes Demoiselles. Chacune de vous, à l'heure convenue, passera à la casserole. [Alors, heureuses ?]
Rivv. : 175.000 cred le blog.
T'as intérêt à l'alimenter de trucs drôles.
Monsieur-R- : Vous voulez dire : d'individus pourvus d'un humour carnassier (ou pas carnassier d'ailleurs) ? C'est dans les papiers, oui.
Lissadell : Genre faut payer pour aller sur le blog. Rivv craque, non ?
Marie : Cher Cousin, nous attendons du nouveau.
J'espère surtout que tu vas bien, peut etre a Jeudi soir.
J't'embrasse
saint canni (bale) : je suis avocate, et je souhaite dévorer tous les avocats français, qui sont si impopulaires. C'est pourquoi, bien que la déontologie française me l'interdise, je voudrais vous proposer mes services pour vous aider à vous débarasser de vos ennemis (repas-banquets) plus faciement.
bien pantagrueliqueme t à vous,
CLS
chris : chris fuck you

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[CA n°2] L'affaire DI#a-Mc/ß-3
ODJ - DI#a-Mc/ß-3 dite "l'Affaire Mathilde".
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ODJ - Discours du Président, Missions du Syndicat.

[Petits meurtres admis]

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Je déteste les dimanches
--> Mademoiselle Yolande
Aujourd'hui dimanche. Et comme tout le monde le sait, le dimanche est une journée de merde. Pourquoi ? Pour la simple raison que tout le monde ou presque est en vacances, moi non, que tout le monde a besoin de remplir qui son frigidaire qui son placard à balais, bref, de la bouffe, de la bouffe et du citrate de betaïne, ce qui mène inévitablement à l'encombrement continu et sans interruption de ma petite épicerie, avec pour corollaire la tête et les tympans saturés de carillons. Quelle idée à la con cette clochette électrique... On aura beau dire, travailler plu pour gagner plus, ça casse surtout les couilles. Moi, le week-end, je suis comme tout le monde : j'aime bien partir à la chasse ou en randonnée bucolique (j'entends bien par là en dehors des sentiers battus, à l'ombre des bosquets, là où le randonneur solitaire un peu imprudent peut avoir la chance de me croiser).
Alors pour m'occuper, je fais de grands sourires hypocrites à la clientèle (je suis, par ici, paraît-il, très sympathique comme bonhomme, très serviable, très disponible...) en me contentant de la dévorer des yeux.

Madame Yolande est une vieille femme toute moche, toute flétrie qui dispose d'un goût vestimentaire vraiment incertain. A en juger les insolites châles noirs à étoiles violettes qui drapent ses chandails de cachemire vert pomme, elle doit faire partie de ses adeptes du jeunisme qui, à quatre-vingts années passées, s'habillent encore chez H&M. Je ne suis, heureusement, pas encore assez pervers pour la scruter au point de discerner la trace d'un string (rose, of course) mais j'en mettrais quasiment ma main à couper. Ça me dégoûte.

Heureusement, Madame Yolande vient souvent avec sa petite fille (puisque cette dernière l'appelle "Mamie"). Depuis deux longues années, je cherche à percer le mystère de son prénom mais la vieille est trop charogne pour passer par une autre appellation que "Ma Petite" ou, lorsque je sens que la clé de mes troubles peut enfin être délivrée, il y a toujours une salope de cliente (en règle générale, Madame Josiane, nous y reviendrons) pour quémander mon aide. Pour moi, elle n'est donc que Mademoiselle Yolande avec ses adorables petites fesses, et sa jupe mi-longue, suffisamment volante, assez peu stricte mais toujours des plus agréable au regard (et je suppose au toucher). Je suis certain que cette petit est une grande sportive, je le devine à sa démarche élancée et dynamique, légère, comme si ses escarpins se contentaient d'effleurer le sol par intermittence. Je ne devrais pas être autant émoustiller par ces jeunes formes, mais que voulez-vous... Ces gambettes, je les dévorerais par nuggets de quatre. Sa langue, je la siroterais lentement dans une grande coupe de Martini frappé. Ses yeux, bleu monocorde, rejoindraient directement ma collection privée, celle dans laquelle je ne pioche qu'une fois par an, pour mon anniversaire. Petite friandise personnelle.

Monsieur Gilbert, ah, Monsieur Gilbert... Chaussettes à carreaux marron, bermuda crème et espadrilles rouges. L'idole des jeunes nonagénères du quartier. Tout un poème, tout un art, toute la manipulation subtile de la canne, du tour de poignet qui fouette l'air aussi bien que les mouches. Monsieur Gilbert et ses cinquante boîtes de pâté pour chat. Monsieur Gilbert et ses pastilles bleues, car, dit-il, "mon petit fils me garantit qu'avec ça, je ne serai jamais positif quand je soufflerai dans le ballon !" Alors qu'il n'a plus son permis depuis vingt ans (selon Madame Josiane, une fois de plus).

Au fond, je les aime bien mes clients. Mais quelle bande de cons.
Sauf Mademoiselle Yolande... Il me faudra la voir bientôt et explorer plus en profondeur sa délicate chair...

Ecrit par Monsieur R., à 17:00 dans la rubrique "[Petits meurtres admis]".

Commentaires :

  inconsciente
inconsciente
09-09-07
à 18:57

moi aussi je déteste les dimanches.

  Monsieur-R-
Monsieur-R-
10-09-07
à 19:41

Nous remarquerons donc que, dans son infinie bonté, le Syndicat mettra tantôt la suppression du dimanche à son ordre du jour. Le seul problème étant de trouver un nom qui ne sache trop se montrer cavalier pour remplacer le dit dimanche qui, rappelons-le, se veut jour de dieux.
Nous pourrions donc, dans un premier temps, nommer cela "Jour d'emmerdemant maximum" ce qui ferait peut-être un peu trop référence à une loi dite de Murphy alors qu'un cannibale qui se respecte doit ne rien laisser au hasard et...
Enfin, bref. Les dimanches, ça m'emmerde. Je ne vais pas me prendre le rognon à méditer là-dessus.
D'un commun accord, je décrète donc dimanche prochain annulé.



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